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Cet ouvrage est la suite de « La Paix Fugitive ». L’histoire d’Edouard Lamy porte celle de la conduite de la guerre d’Indochine par les 16 gouvernements de la IVè République qui se sont succédé de 1947 à 1954.
Une conduite obstinée dans le refus de tenir compte de l’évolution du caractère de cette guerre et du rapport de forces qui conduira au désastre de Dien- Bien-Phu.
Cette obstination tenait à la nature même du régime de la IVè République, aux antagonismes entre les éléments de la troisième force au pouvoir, qui amenaient les ministres les plus lucides à céder à leurs collègues farouchement opposés à une négociation directe avec l’adversaire, ceci afin d’assurer la survie ( provisoire) de chaque gouvernement. Ces antagonismes stériles étaient responsables de la continuation inutile du conflit.
Comme dans « La Paix Fugitive », le romancier s’est plié aux mêmes contraintes que l’historien .Le lecteur qui s’intéresse à l’histoire est sûr d’en trouver ici une image non altérée .
Mais sa spécificité, à lui, romancier, sa liberté, son utilité, ont été de rendre l’histoire vivante et accessible, d’y injecter des émotions, des sentiments, des voix que celle-ci n’a pas forcément entendues.
Rendre ainsi les faits historiques moins austères, plus attractifs et plus accessibles à un large public.
Le personnage central, Edouard Lamy, haut fonctionnaire originaire de la Haute Corrèze, a, encore une fois été imaginé et construit afin d’être un témoin privilégié de la période choisie.
L’histoire de la Quatrième République est loin de nous. Elle n’est pas au programme des collèges et lycées. Ce roman est une seconde bonne occasion de l’aborder en se distrayant.
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